Chat qui bave : 10 Causes & Gestes d’urgence

En matière de santé, votre chat peut se révéler une énigme !

Si le chien se laisse volontiers prendre en charge quand il ne va pas bien, pour le chat c’est tout le contraire.

Très indépendant, il a tendance à s’isoler et ne pas se laisser approcher.

Certains signes peuvent toutefois vous alerter sur son état de santé. Ainsi un chat qui bave doit attirer votre attention.

Saliver est un comportement normal, la salive étant avalée régulièrement par l’animal.

L’hypersalivation, appelée également ptyalisme, est un phénomène qui peut être sans gravité, par exemple lorsque votre chat est content.

Cependant, l’hypersalivation peut aussi révéler un problème ou une maladie sous-jacente. Pour vous éclairer, voici 10 causes pour lesquelles votre chat bave !

Les 10 principales causes d’un chat qui bave

  1. Les douleurs dentaires

Le ptyalisme peut être liée à une affection douloureuse comme la gingivo-stomatite chez les chats.

Il s’agit d’une inflammation de la cavité buccale provoquée par la présence de tartre.

Rappelons que c’est la plaque dentaire qui est à l’origine du tartre.

C’est une matière de couleur blanche qui se dépose sur les dents après chaque repas.

Sans nettoyage, elle va s’épaissir et se minéraliser pour se transformer en tartre.

Les bactéries présentes dans la plaque dentaire agressent l’organisme pouvant provoquer des infections dentaires et des infections de la gencive comme la gingivo-stomatite.

Outre une bave excessive, on observe alors une inflammation de la gencive sous forme d’une rougeur et de saignements.

Le traitement consiste en un détartrage et un polissage des dents du chat puis à un entretien régulier (brossage des dents, utilisation d’une solution à diluer dans l’eau ou saupoudrée sur l’alimentation).

Pour éviter ce type de souci, veillez à habituer votre chat au brossage des dents dès son plus jeune âge.

  1. Les traumatismes

Le fait que votre chat bave beaucoup peut être consécutif à un traumatisme physique qui rend difficiles la fermeture de la bouche et/ou la déglutition.

S’il est percuté par une voiture ou qu’il subit un choc quelconque, il peut présenter des fractures, notamment de la mâchoire ou des dysfonctionnements neurologiques, pas forcément perceptibles d’emblée.

Il est conseillé alors de manipuler délicatement votre chat pour dépister une éventuelle douleur ou un trouble.

En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire.

  1. Les intoxications

Les intoxications créent systématiquement une hypersalivation en réponse au poison ingéré.

Malheureusement, les multiples produits toxiques présents dans l’environnement aujourd’hui sont autant d’occasion d’intoxications.

Les insecticides comme les organophosphorés sont notamment des sources d’intoxications fréquentes chez les chats.

Plus naturel mais pas moins toxique, l’envenimation par le venin de crapaud est un vrai danger pour le chat.

Son instinct de prédateur le pousse au contact de petits animaux mais le crapaud possède à la surface de la peau des glandes qui produisent un venin.

Ce venin est libéré en cas de pression.

Le chat est, en général, moins souvent touché que le chien qui, lui, peut prendre le crapaud dans la gueule.

Cependant, il peut subir tout de même les effets du venin : hypersalivation, irritation des muqueuses, symptômes cardiaques et atteintes du système nerveux.

En cas de doute et si votre chat bave excessivement, consultez votre vétérinaire en urgence car l’intoxication peut être mortelle.

Les plantes de la maison comme l’Arum, l’Amaryllis ou le Dieffenbachia peuvent représenter une véritable menace pour votre chat.

Les signes qui doivent vous alerter sur une possible intoxication par les plantes sont le ptyarisme mais aussi de possibles vomissements, des diarrhées, une toux, des difficultés respiratoires,…

Si votre chat tremble ou convulse, c’est le signe d’une atteinte du système nerveux.

Pour ces différentes situations, un rendez-vous en urgence chez le vétérinaire s’impose en prenant soin d’emporter l’emballage éventuel du produit suspecté.

  1. Un corps étranger

Le fait que votre chat bave beaucoup peut s’expliquer par la présence d’un corps étranger dans sa bouche qui gêne la déglutition.

Il peut s’agir de n’importe quel objet de la maison (morceau de ficelle, tissu, etc.) ou de l’extérieur comme les épillets.

Cet objet peut se trouver dans la zone oro-pharyngée mais aussi œsophagienne.

Il ne faut alors pas perdre de temps pour vous rendre chez le vétérinaire qui sera le seul à pouvoir l’extraire.

  1. Les piqures d’insecte

Les insectes ne manquent pas, surtout à la saison chaude, dans l’environnement des chats !

Et ceux-ci, amusés, tentent souvent de les attraper ! Leur piqure à l’intérieur de la bouche provoque une hypersalivation pouvant être associée à un œdème de la langue.

Parmi les insectes piqueurs, citons l’abeille et la guêpe. Les chenilles processionnaires déclenchent, quant à elle, une réaction urticante très violente.

Il est fortement conseillé de consulter rapidement votre vétérinaire car si la piqure n’est pas forcément grave, sa localisation peut s’avérer problématique.

En effet, outre une bave excessive, un œdème peut provoquer un étouffement de l’animal.

  1. Les maladies

Infections virales

En cas d’infection virale, l’hypersalivation va constituer un symptôme parmi d’autres.

Ainsi, le calicivirus va provoquer la calicivirose qui est une infection très contagieuse.

La contamination se fait par un contact avec des animaux malades ou simplement porteurs, au travers des sécrétions nasales, orales et oculaires.

Ce virus peut provoquer un coryza, de la fièvre, une pneumonie.

Le calicivirus peut aussi infecter une gingivo-stomatite qui devient alors chronique et génère des ulcères buccaux assez douloureux pour le chat.

Le traitement dispensé par le vétérinaire va consister avant tout à soigner les symptômes car il n’agit pas directement sur le virus.

La prévention par la vaccination est la meilleure arme contre cette maladie virale.

Maladies métaboliques

Le ptyarisme peut être en lien avec des maladies métaboliques comme l’insuffisance rénale chronique.

Dans ce cas, d’autres symptômes que la bave excessive sont observés comme une perte d’appétit, une perte de poids, une soif accrue et des mictions plus fréquentes (polydipsie/polyurie).

La consultation vétérinaire permettra de dépister de possibles maladies et de mettre en place les soins adaptés.

Concernant l’insuffisance rénale chronique, il n’y a pas de soin possible.

Le vétérinaire veillera simplement à soulager l’animal et surveillera l’évolution de la maladie.

Tumeurs buccales

Elles représentent 3 % des tumeurs des chats et s’implantent principalement sur les lèvres, la muqueuse, la gencive, le palais, la langue et les amygdales. Elles sont malheureusement souvent dépistées tardivement vu leur localisation buccale.

Ces tumeurs sont à 90 % malignes chez les chats (contre 50 % pour le chien) et métastasent rapidement.

Un chat qui bave mais aussi un ptyarisme, une haleine malodorante, des saignements des gencives ou une anorexie doivent vous alerter.

Parfois les tumeurs sont bénignes comme l’Épulis ou le papillome. Elles peuvent être alors ôtées ou disparaitre spontanément.

Le plus souvent, elles sont malignes comme le carcinome épidermoïde (la plus fréquente), le fibrosarcome ou le mélanome.

Après avoir réalisé un diagnostic précis, le vétérinaire proposera un traitement selon la spécificité de la tumeur, sa taille, et la santé du chat.

Il pourra consister en un retrait chirurgical de la tumeur, une chimiothérapie ou une radiothérapie.

Seules les tumeurs malignes prises en charge précocement peuvent faire espérer une issue favorable.

Atteintes neurologiques

Certaines atteintes neurologiques peuvent générer une hypersalivation chez le chat.

Ainsi, l’encéphalite se caractérise par une inflammation cérébrale parfois causée par le virus de l’immunodéficience féline (sida du chat).

Le chat présente alors d’autres symptômes que la bave excessive comme une fièvre soudaine, des convulsions, des troubles visuels puis un coma.

Il est conseillé de consulter rapidement votre vétérinaire même si souvent, malheureusement, l’issue est fatale.

Troubles organiques

L’hypersalivation peut être en lien avec des troubles organiques provoquant des nausées.

Ces troubles peuvent toucher le foie, les reins ou le tube digestif.

En cas de bave excessive, d’anorexie, de diminution des prises alimentaires ou de vomissements, consultez votre vétérinaire.

 

  1. Le coup de chaleur

Le chat peut subir un coup de chaleur en cas de fortes températures et/ou d’exposition directe au soleil.

Dans ce cas, il va beaucoup baver et présenter une faiblesse générale, des tremblements musculaires, une augmentation de la fréquence cardiaque, des difficultés respiratoires, un halètement, une langue bleutée et des gencives rouge foncé.

Il est important d’intervenir rapidement pour le placer dans une pièce fraiche, lui donner à boire et rafraichir son corps par des linges mouillés.

Si son état ne s’améliore pas, amenez-le vite chez le vétérinaire en prenant soin de refroidir la voiture avant de l’installer.

  1. Les émotions

Eh oui, si vous constatez que votre chat bave beaucoup en ronronnant ou lorsque vous le caressez, tout va bien ! Il est heureux et apaisé !

Il peut aussi baver d’excitation devant une proie. La salivation excessive peut aussi signaler un stress, une anxiété chez l’animal s’il se rend par exemple chez le vétérinaire.

Les émotions peuvent donc expliquer ce comportement.

En cas de stress, il est important d’en déterminer les raisons pour les éliminer et rassurer l’animal.

  1. Les médicaments

Certains médicaments peuvent provoquer une hypersalivation chez le chat.

C’est notamment le cas des traitements présentant des principes actifs amers.

En cas d’apparition de cette salive en excès pendant un traitement, il est conseillé de bien consulter la notice pour s’assurer qu’il est fait mention de cet effet secondaire.

Le chat peut également baver en excès après reçu un traitement antiparasitaire par pipette.

Veillez, dans ce cas, à ce que votre animal ne se lèche pas après application.

  1. Les transports

Les transports et particulièrement les déplacements en voiture peuvent provoquer chez votre chat du stress, des nausées et un excès de salive.

Pour soulager votre animal, surtout pour des trajets longs, vous pouvez administrer à votre chat des remèdes naturels.

Ainsi, les produits à base de CBD pour chiens et chats peuvent aider votre animal à se détendre et ainsi diminuer son inconfort.

BOTANEO propose des produits novateurs et notamment un spray pour chat et chien, produit très pratique en pulvérisation sur la nourriture ou directement dans la bouche.

Sans danger ni effets secondaires, le CBD permet à votre chat de retrouver son calme pour un voyage serein.

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