Mon chien est-il bipolaire ?

Les chiens sont des animaux joyeux et affectueux. Ils peuvent toutefois manifester des comportements inhabituels qui peuvent inquiéter leurs parents.

Certains maîtres canins se demandent parfois même si leur toutou est bipolaire !

La bipolarité est une maladie psychiatrique très rare causée par dysthymie (état de dépression chronique).

Chez le chien, elle se traduit par des troubles d’humeur qui s’apparentent aux troubles bipolaires que l’on retrouve chez l’être humain.

Votre chien présente parfois des comportements disproportionnés ? Vous vous demandez si, éventuellement, il souffre de troubles bipolaires ? Qu’est-ce qu’un chien bipolaire et comment le traiter ?

L’équipe Botaneo vous guide.

STRESS, INCONFORT, AGITATION...

Quel calmant marche ?

Faites le test gratuit et découvrez les solutions naturelles les plus efficaces pour soulager votre chien.

Je fais le test !

Qu’est-ce qu’un chien bipolaire ?

La bipolarité est une pathologie psychique et chronique causée par le déséquilibre de l’humeur. Le chien peut en souffrir au même titre que l’humain.

Chez le chien, la dysthymie est le trouble responsable de ce dérèglement émotionnel.

La dysthymie du chien est un trouble d’humeur disproportionné qui change la perception de la réalité de l’animal. Ce dernier manifeste machinalement des réactions intempestives et démesurées.

Le chien souffrant de dysthymie alterne ainsi entre des phases normales et d’autres dépressives avec des périodes d’agressivité violente ou de grande excitabilité.

Ces agissements incontrôlés peuvent être dangereux pour la santé de l’animal lui-même, de ses parents, ainsi que celle de son entourage.

On distingue deux formes de dysthymie chez le chien : la dysthymie unipolaire et la dysthymie bipolaire.

Note Bene : Les deux formes de dysthymie peuvent être responsables de la bipolarité du chien. Ne pensez pas que seule la dysthymie bipolaire peut occasionner des troubles bipolaires chez le chien.

Quelles sont les éventuelles causes de la bipolarité chez le chien ?

La principale cause de la bipolarité du chien est, de toute évidence, la dysthymie. L’origine de cette dernière n’est pas véritablement élucidée, faute d’études scientifiques.

Néanmoins, deux facteurs sont suspectés d’être responsables de cette pathologie canine. Il s’agit du facteur génétique et du facteur hormonal.

Facteur génétique

L’hypothèse selon laquelle le facteur génétique serait à l’origine de la dysthymie a été appuyée par le fait que certaines descendances de la race cocker soient plus affectées par les troubles bipolaires que d’autres races. Le risque de bipolarité serait plus élevé dans la lignée de cette race.

Toutefois, cela ne voudrait en aucun cas signifier que tous les chiens de cette race sont susceptibles de développer la dysthymie.    

À part le cocker, plusieurs autres races de chiens sont particulièrement touchées par la dysthymie. Il s’agit de :

Facteur hormonal

La dysthymie peut aussi être le résultat d’un dérèglement hormonal chez le chien. Il s’agit soit d’une hypersécrétion, soit d’une hyposécrétion des hormones responsables des réactions émotionnelles chez l’animal.

L’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie sont par exemple des troubles hormonaux qui peuvent causer de la dysthymie chez les toutous.

Ils se manifestent respectivement par une diminution et une augmentation de l’activité de la production de l’hormone thyroïdienne par les glandes thyroïdes.

Cette perturbation peut provoquer des variations d’humeur et par la suite, la dysthymie.  

Le manque d’interaction avec le chien et l’absence de contact avec ses semblables peut aussi engendrer la dysthymie chez ce dernier.

STRESS, INCONFORT, AGITATION...

Quel calmant marche ?

Faites le test gratuit et découvrez les solutions naturelles les plus efficaces pour soulager votre chien.

Je fais le test !

Comment reconnaître un chien bipolaire ?

Un chien bipolaire manifeste des symptômes très apparents qui ne peuvent absolument pas échapper à l’attention de ses maîtres.

Ces symptômes apparaissent généralement lorsqu’ils sont âgés de 1 à 3 ans. Avant la première crise, les comportements du chien peuvent paraître normaux.  

Pendant les périodes de crise, le chien manifeste une grande excitabilité, une hypervigilance, des agressions violentes et des moments dépressifs.

D’autres manifestations comportementales et signes cliniques peuvent vous aider à reconnaître la dysthymie chez votre compagnon à quatre pattes. Les symptômes vont varier en fonction de la forme de la pathologie.

Symptômes de la dysthymie unipolaire

Dans le cas de la dysthymie unipolaire, le chien présente des phases de grande excitabilité dans lesquelles il est hyperactif et turbulent. Cela peut se traduire par plusieurs comportements :

1. Il réagit excessivement au moindre stimulus

Le chien développe une hypervigilance qui le pousse à s’insurger ou à exprimer une réaction exagérée à des stimuli en temps normal, banaux. Il peut s’agir :

  • d’un bruit
  • d’un son
  • d’un mouvement brusque effectué par ses maîtres ou par un objet…

Le chien est, en un mot, dans un état d’alerte permanent. Il peut parfois montrer des comportements obsessionnels comme :

2. Il semble inquiet et ses pupilles sont dilatées

Lorsqu’il semble soucieux et tourmenté, le chien peut présenter des attitudes corporelles évocatrices comme :

  • le halètement (une respiration bruyante et saccadée),
  • les tremblements,
  • les oreilles aplaties tombantes sur les côtés
  • la queue entre les pattes du chien…

Dans certains cas, on peut plutôt noter une agitation démesurée de l’animal.

La mydriase est le terme approprié pour désigner la dilatation des pupilles. Chez le chien, c’est un phénomène physiologique qui se caractérise par un regard perdu et profond. L’animal donne l’impression de vous regarder sans vraiment le faire.

3. Il développe une hyposomnie et son sommeil est agité

L’hyposomnie est un trouble du sommeil qui peut se révéler comme étant un symptôme significatif de la dysthymie unipolaire.

Le chien dort beaucoup moins et son sommeil est souvent interrompu par des réveils intempestifs aussi bien la nuit qu’en journée.

4. Il émet des grognements sans raison apparente 

Tout comme l’aboiement, le grognement est, pour le chien, un moyen d’intimider lorsqu’il se sent menacé. Quand votre toutou commence à grogner contre vous sans raison, il y a de quoi s’alarmer.

Cela peut être justifié lorsqu’il est face à des étrangers qu’il ne côtoie pas régulièrement. Mais dans le cas précédent, ces grognements ne sont que des conséquences du trouble de l’animal.

5. Il a des conduites agressives, brutales et violentes

À la base, un chien qui agresse pour tout et n’importe quoi agit de façon anormale. Ce comportement peut toutefois être justifié :

  • s’il n’a pas été socialisé
  • s’il développe un trouble émotionnel
  • s’il se retrouve dans une vraie situation menaçante

Hormis ces cas, il souffre probablement d’un trouble psychiatrique. Dans le cas de la dysthymie unipolaire, ces agressions sont imprévisibles, brusques et violentes.

6. Il tourne en rond et cherche à attraper sa queue

Votre chien qui tourne en rond, courant derrière sa queue ? Même s’il a l’air de s’amuser, cette attitude étrange doit attirer votre attention.

S’il le fait de manière répétitive et fréquente, il est sûrement hyper excité et présente ainsi un symptôme de la dysthymie unipolaire.  

Ce comportement peut s’accompagner d’un autre appelé fly-biting ougobage des mouches, décrit comme une sorte d’hallucinations. Le chien poursuit des mouches imaginaires.

7. Il s’approprie des objets de la maison et s’oppose à ce qu’on les reprenne

Le toutou a tendance à protéger ce qui a une valeur sentimentale à ses yeux. Il peut s’agir d’un objet, d’une place sur le canapé, et parfois, d’un jouet.

Lorsqu’il souffre de dysthymie unipolaire, le chien peut porter un amour particulier à un objet de la maison.

Il peut s’agir d’un jouet, d’une chaussure, etc. Lorsque ses maîtres ou d’autres personnes tentent de le lui reprendre, il peut être menaçant, voire agressif.

8. Il développe une polyphagie, des troubles ruminations

La polyphagie, c’est-à-dire l’augmentation de l’appétit, peut entraîner une grande excitabilité chez le chien. Ce dernier va régurgiter et réintégrer ses repas.

Il s’agit là d’un trouble comportemental découlant éventuellement de la dysthymie unipolaire.

Notons toutefois que les comportements cités précédemment sont pour la plupart typiques chez le chien. Ils peuvent découler d’autres troubles autres que la dysthymie.

Symptômes de la dysthymie bipolaire

Dans le cas de la dysthymie bipolaire, le chien alterne les périodes d’hyperexcitabilité et celles de dépression qui se manifestent par une absence totale d’excitation.

En plus des symptômes de dysthymie unipolaire, le chien peut présenter les comportements dépressifs suivants :

1. Il est prostré

Le chien semble abattu et accablé. Il s’affale sur le sol ou dans son lit et présente un état de fatigue extrême qui le rend faible. C’est bien loin de ce que vous avez l’habitude de voir quand votre toutou ne se sent pas bien. 

2. Il se cache et s’isole

Les chiens sont des animaux qui apprécient la cohabitation. Lorsqu’ils sont déprimés, ils ont tendance à se cacher des personnes avec qui ils vivent. La moindre présence humaine les indispose, raison pour laquelle ils préfèrent s’isoler.

3. Changement d’appétit

Le trouble de l’appétit est l’un des symptômes de dépression les plus parlants chez le chien. Ce dernier peut souffrir soit d’un manque d’appétit, soit d’un très grand appétit qui peut le pousser à manger de manière compulsive.

4. Il dort beaucoup

Un chien adulte dort en moyenne pendant 12 et 14 h par jour. Les bébés chiens, par contre, dorment durant 18 à 21 heures par jour.

C’est très rare que la durée du sommeil augmente chez eux. Néanmoins, si la durée du sommeil de votre chien adulte commence à égaler celle d’un chiot, il y a lieu de penser à une probable dépression.

5. Il ne manifeste aucun intérêt à ce qui l’entoure

Lorsqu’il est atteint de dépression, le chien présente une perte totale d’intérêt. Il reste indifférent à son entourage et plus aucun facteur extérieur ne le stimule.

STRESS, INCONFORT, AGITATION...

Quel calmant marche ?

Faites le test gratuit et découvrez les solutions naturelles les plus efficaces pour soulager votre chien.

Je fais le test !

Comment traiter la bipolarité du chien ?

On ne peut pas employer le terme guérison lorsqu’il s’agit de troubles psychiatriques, autant chez les hommes que chez les animaux.

Le traitement médical

Le traitement médical doit être appliqué tout au long de la vie du chien diagnostiqué bipolaire. Il fait intervenir des régulateurs de l’humeur telle que la séléginine, qui doit être donné de façon régulière au chien ou dans sa période de crise.

La séléginine vise à contrôler les crises bipolaires chez les toutous.

Dans certains cas, les crises de l’animal peuvent persister malgré le traitement. Ils sont souvent moins intenses et plus rares.

Nota bene : certains peuvent ne pas réagir au traitement.

Le traitement comportemental

Le traitement comportement est généralement utilisé dans le cas où le chien ne serait pas réceptif au traitement médical.

Cette thérapie vise à réduire ou à limiter les risques encourus par les propriétaires et les proches de l’animal.  Il s’agit entre autres des attaques agressives et des morsures incontrôlées pouvant être très graves.

La thérapie comportementale concerne les mesures de sécurité qui vont permettre aux maîtres de cohabiter avec leur toutou bipolaire malgré ces crises. Elle permet d’anticiper et de limiter les impacts du comportement agressif de l’animal.

La thérapie consiste à :

  • aménager une pièce ou un espace qui va servir d’isolement au chien pendant ses moments de crise
  • faire porter une muselière au chien lorsqu’il se retrouve en face de personnes vulnérables

Quelle est l’efficacité des traitements contre la dysthymie ?

On ne peut pas affirmer avec certitude que le traitement des troubles bipolaires chez le chien fonctionne à 100 %.

Cependant, certains chiens diagnostiqués, sont réceptifs et réagissent très bien au traitement. Ils connaissent une nette amélioration, ce qui leur facilite la vie.

D’autres, par contre, manifestent une résistance au traitement. Ils peuvent représenter, dans ce cas, un danger pour leurs parents et pour les autres animaux.

Dans certains cas, le chien doit malheureusement subir l’euthanasie.

STRESS, INCONFORT, AGITATION...

Quel calmant marche ?

Faites le test gratuit et découvrez les solutions naturelles les plus efficaces pour soulager votre chien.

Je fais le test !

Troubles bipolaires : comment préserver votre chien ?

Bien que le facteur génétique soit l’une des causes de la dysthymie chez le chien, l’environnement de l’animal n’est pas à négliger.

Un cadre de vie actif et sécurisé peut contribuer à l’épanouissement de l’animal.

Emmenez-le en promenade, quotidiennement (3 fois par jour si possible). La promenade participe à la socialisation du chien.

Jouez avec lui et organisez également des activités pour sa distraction. L’objectif, c’est d’amener le chien à dépenser son trop-plein d’énergie.

En plus de renforcer la complicité avec votre toutou, vous allez stimuler sa bonne humeur.

Faites-lui souvent des câlins et interagissez avec lui.

Lorsqu’il devient agressif, ne criez pas sur lui. Essayez plutôt de le rassurer.

À savoir : C’est au vétérinaire de confirmer les troubles bipolaires de votre chien. Les symptômes cités plus haut ne suffisent pas pour que vous fassiez un diagnostic complet.

En cas d’agression violente, contactez immédiatement un vétérinaire comportementaliste près de chez vous. C’est le spécialiste habilité à gérer ce type ce cas.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Notre site internet utilise des cookies 🍪, comme la plupart des sites, afin de nous aider à améliorer votre expérience lorsque vous naviguez sur notre site. Nous supposons que vous êtes d'accord avec cela.